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  • John Turturro s’essaye au registre comique et léger pour livrer une réalisation potache au fort accent Allenien avec au casting le grand Woody himself.

    Au détour d’une remarque formulée par sa dermato (Sharon Stone), Murray (Woody Allen) propose à Fioravante (John Turturro) de s’associer pour monter une petite affaire de faveurs proposées à la gente féminine. D’abord réticent, Floravante prend goût à son nouveau statut d’étalon. Cornaqué par son aimable mac, il rencontre une jeune veuve, Avigal (Vanessa Paradis) et finit par en tomber amoureux.

    À raison d'un film par an depuis son premier en 1966, Woody Allen a influencé au moins trois générations de cinéphiles en tant qu'acteur ou réalisateur. Chacun possède son film préféré dans l'univers Allenien : une  tirade fétiche, une petite déception ou une surprise personnelle. A bientôt 80 ans, Woody Allen n'est jamais trop vieux et se paye maintenant le luxe de jouer un rôle dans un film ouvertement porté par son influence et qu’il égaye de sa présence inimitable.

    Apprenti gigolo

    La première moitié du film voit Woody Allen s’amuser dans son registre habituel d’inconséquent au débit mitraillette. Ses répliques font immanquablement mouche, emportant le spectateur dans son délire. Sauf qu’il n’est qu’invité dans le film d’un autre, le paradoxe est savoureux et beaucoup ont dû se demander si ce film n’était finalement pas de lui. Il porte l’histoire sur ses épaules aux côtés d’un John Turturro plus discret, aux leçons bien apprises. Le générique du début à la rythmique jazz, Woody dans son registre de dépressif souvent exaspérant, de multiples invités prestigieux, la thématique juive décalée… Tout cela ne regorge pas d’une folle originalité mais qu’importe, le parti pris convainc plus qu’il n’exaspère.

    La deuxième partie se focalise sur la relation entre Fioravante et Avigal et le soufflé retombe quelque peu. D’une comédie légère, le ton devient brusquement aussi tendu que le visage serré de Vanessa Paradis. L’intérêt s’estompe légèrement, ravivé de ci de là par quelques réparties burlesques de l'ami Woody. L’intérêt dramatique lié à la résurrection d'Avigal émeut le spectateur mais n'embraye pas suffisamment sur les sommets comiques du début.

    Tandis que le générique de fin retentit reste finalement l’impression d’une leçon aussi bien apprise que restituée. Un peu facile, mais être fan d’Allen est un sacerdoce alors pourquoi se priver lorsque le maître ne se fait pas prier bien longtemps pour faire partie intégrante d'un tel un adoubement.

    Critique proposée par notre contributeur Stanislas Claude de 24filmsparseconde.fr

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