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  • Probablement un des films les plus attendus de 2013, Gravity met en scène deux astronautes (Sandra Bullock et George Clooney), expulsés dans l’espace suite à la collision de leur navette avec des débris en orbite. Seuls, coupés du monde, ils vont devoir trouver une solution pour survivre.

    L’espace est présenté dès la scène d’ouverture comme insonore. Steven Price, le compositeur choisi pour le film, est face à un challenge. Comment en effet mettre en musique un film où, justement, le son n’est pas censé exister ?

    La musique est en fait très présente pour mettre en valeur les émotions et les personnages, l’album faisant 1h10 pour un film d’1h30.

    Comme l’explique Alfonso Cuaròn, le réalisateur, elle n’apparaît qu’à intervalles réguliers pour que justement les moments de silence soient mis en valeur. Durant les séquences où la musique est utilisée, le mixage utilise énormément le surround et de nombreux bruitages (ondes basses fréquences, grésillements de radio, petits larsens de micro) pour renforcer au cinéma cette immersion.

    L’approche musicale est un mélange d’électronique et de violons. Rien de bien novateur, ce style est dans l’air du temps en SF, notamment Oblivion et Elysium.

    La peur et l’angoisse, émotions récurrentes du film, sont matérialisée avec le glissando, cette technique passe-partout qui consiste en une progression de violons stridents, qu’on retrouve dans beaucoup de thrillers et de films d’horreur. Elle est omniprésente dans tous les morceaux du score.

    La vraie bonne trouvaille du score est l’approche utilisée pour la “renaissance” du personnage principal. La musique électronique, qui est une métaphore de la dépendance à la technologie, voit progressivement la musique traditionnelle la supplanter.

    Le thème du personnage, représenté par une mélodie de 7 notes, prend différentes couleurs suivant le moment du film : un violon et un piano pour l’intensité dramatique, ou un choeur soliste pour souligner l’isolement. Ce thème est au départ très étouffé par des effets (tremolo, panoramiques, ou du Vocoder sur la voix), qui progressivement s’estompent.

    Le point culminant est bien sûr Gravity, le morceau de fin, intégralement orchestral pour accompagner le retour sur Terre de Ryan Stone. La voix de la soliste est retrouvée et prend de la hauteur : c’est un cri de nouveau-né, qui clôt magistralement le score.

    Portée par la ferveur autour du film, la bande-originale est un candidat probable à un Oscar. Composition hybride entre le montage sonore et le score, entre l’électronique et l’orchestral, qui une fois intégrée au film, apporte une vrai plus-value pour l’immersion. C’est un travail solide, pas forcément abordable à la première écoute, qui se laisse découvrir progressivement. Pour les spectateurs c’est la possibilité de revivre l’expérience du film.

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