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  • Prétendu dernier volet de la trilogie entamée il y a plus de dix ans à Barcelone puis poursuivie à Saint-Pétersbourg (L’auberge espagnole, Les poupées russes), Casse-tête chinois pose pour l’instant ses valises à New York. La grande pomme transposée comme nouveau repère pour nos joyeux lurons, cette bande de quadras pour qui, la vingtaine parait bien lointaine, enfin en apparence seulement.

    Cinéaste à l’étiquette facile, Cédric Klapisch aime à dépeindre son monde à travers ses petits poulains. Élevés au bon lait importé directement d’Europe, les enfants chéris du réalisateur français laissent innocemment leurs corps trouver croissance au gré des décennies. Des étapes marquantes, des chiffres clefs grimés pour l’occasion dans des récits de vie captant des instants souvent loquaces et pour le moins destinés à être attachants.

    Car à force d’user des même visages on finit par s’habituer à leur présence. Et c’est bien en cela que réside le pouvoir de cette trilogie, des personnages familiers dont on suit avec plus ou moins d’intérêt les évolutions, mais dont chaque aventure apporte son lot de nouvelles. Des retrouvailles agréables au temps suspendu, à l’étendard générationnel et aux attentes pointilleuses.

    Suite à sa séparation avec Wendy, Xavier l’écrivain (alias Romain Duris) déménage de force à New York pour s’assurer de voir régulièrement ses deux enfants, qui ont dû suivre leur mère en couple aujourd’hui avec un américain. Heureusement pour Xavier, sa grande pote Isabelle (Cécile de France) vit aussi dans la grande pomme avec sa nouvelle conquête. Débrouillard, Xavier retrouve vite sa bougeotte mais entre la séparation, les petits jobs clandestins, une famille monoparentale, une homoparentale, et bien plus encore, rien n’est vraiment simple.

    Casse tête chinois

    C’est sans grande notion de réalisme que Cédric Klapisch nous expose sa version de ce à quoi pourrait ressembler le passage à la quarantaine. Des fondations peu solides qui s’écroulent pour un bien maigre constat tâchant d’admettre avec facilité qu’aucune base n’est vraiment inébranlable. Une vie aime fatalement se nourrir d’imprévus et de voyages, à condition toutefois d’avoir le même compte en banque que nos protagonistes. Cédric Klapisch se jouant porte-parole d’une génération mouvante et libertaire en oublie souvent qu’il nous dresse tout au mieux le portrait d’une jeunesse qui s’est toujours établie grâce à une certaine forme de bourgeoisie.

    Alors Casse-tête chinois devient un fourre-tout simplement sympathique, aux effets désuets et aux clichés rageurs, une tranche de vie où le rire s’invite timidement et où New York bat le pavé. Un dernier volet où toute démarche d’identification reste avortée tant la contenance de cette virée est excessive. Une véritable parenthèse désenchantée à l’allure déjà dépassée avant même de se vouloir dans l’air du temps.

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