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  • Si Fonzy vend sa semence à tout va, Ken Scott le géniteur de Starbuck, fait de même avec son scénario. Tel est le triste sort de cette histoire qui, dans sa version originale, a su pourtant toucher du doigt un joli succès populaire.

    Fonzy s’affiche sans pudeur comme un remake (bien trop) fidèle du film québécois. Puisqu’un film ne suffit plus et que chacun semble désirer sa propre version, les américains auront aussi droit à leur pâle copie renommée Delivery Man pour l’occasion. Ces derniers pourront en prime compter sur Ken Scott à la réalisation, absurde sort pour celui qui, vendu jusqu’à l’os, voit aujourd’hui aussi double que le personnage qui l’a rendu célèbre.

    Fonzy (José Garcia), un looser quadra sans enfants et roi de l’argent facile, a donné son sperme de manière anonyme et ce, contre rémunérations, durant une bonne partie de sa jeunesse. C’est vingt années plus tard qu’il va se découvrir soudainement père biologique de 533 enfants, tous nés de ses dons, dont 142 désireux de connaître son identité. Le début des problèmes pour celui qui, jusqu’à présent, s’entachait à fuir toutes formes de responsabilités.

    fonzy

    Pur produit commercial, ce projet s’apparente à du pain béni soigneusement emballé dans son papier d’origine pour Isabelle Doval. Et celle qui vient poser son nom sur ce remake n’est autre que la femme de José Garcia, une affaire familiale en somme pour ce film dont les motivations réelles échappent. De manière très chauvine, Fonzy s’attelle simplement à poser des visages familiers du paysage ciné et de la nouvelle scène comique française, sur cette histoire pourtant sans grande divergence culturelle avec la nôtre.

    Un copier-coller maîtrisé s’il en est puisque aucune prise de risque n’est à constater. D’une simplicité effarante, Fonzy effraye plus qu’il ne divertit. Le film, malgré les prestations relativement bonnes de ses acteurs, contrarie et se délecte d’une paresse exemplaire. Rien, aucun style, aucune pâte n’est apportée à ce remake, même pas une once d’idée pour se justifier ou se donner bonne conscience. Fonzy est la démonstration type d’un cinéma qui se moque ouvertement de son public, qui le brosse dans le sens du poil à grand renfort de blagues et d’acteurs populaires, le tout pour lui faire oublier qu’il est définitivement le dindon de la farce dans cette affaire.

     

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