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  • Arbor, 13 ans, et son meilleur ami Swifty habitent un quartier populaire de Bradford, au Nord de l’Angleterre. Renvoyés de l’école, les deux adolescents rencontrent Kitten, un ferrailleur du coin. Ils commencent à travailler pour lui, collectant toutes sortes de métaux usagés. Kitten organise de temps à autre des courses de chevaux clandestines. Swifty éprouve une grande tendresse pour les chevaux et a un véritable don pour les diriger, ce qui n’échappe pas au ferrailleur. Arbor, en guerre contre la terre entière, se dispute les faveurs de Kitten, en lui rapportant toujours plus de métaux, au risque de se mettre en danger. L’amitié des deux garçons saura-t-elle résister au Géant égoïste ?

    Connue pour ses documentaires, Clio Barnard revient s’aventurer dans les rues de Bradford, au Nord de l’Angleterre, pour y conter l’histoire malheureuse de deux jeunes adolescents : Arbor et Swifty. La réalisatrice y dépeint une réalité froide, celle d’un univers dénué d’espoir où semblent se mouvoir difficilement nos protagonistes, comme étouffés par un destin fataliste.

    Clio Barnard n’use pour cela d’aucun artifice cinématographique. Pas de musique, ni de fioritures. L’ambiance grisâtre n’en est que plus lourde et donne à voir au spectateur une réalité sociale dans son état le plus pur, nu de tout habillage. Impuissant et pourtant bien conscient, le spectateur assiste à la descente aux enfers de ces deux enfants encore insouciants.

    Au-delà de son propre documentaire The Arbor qui narrait l’histoire de l’auteur de pièce de théâtre Andrea Dunbar, Le Géant égoïste renferme d’autres références. Derrière les traits rebelles du jeune Arbor se cachent ceux de Billy Casper (Kes), comme pour mieux démontrer que les conditions sociales perdurent à travers les époques et que l’histoire ne fait que se répéter, éternellement, telle une machine infernale.

    Geant Egoiste

    Un Géant en quête d’identité

    Dans cet environnement peu favorable à leur épanouissement, nos deux adolescents, en pleine construction identitaire, parviennent contre toute attente à trouver leur part de rêve. Un amas de vieux câbles se transforme en butin, tandis que des courses de chevaux clandestines deviennent leur jeu favori.

    Sans les repères rassurants d’une figure paternelle et élevés par des mères impuissantes face à la fuite en avant de leur fils respectifs, Arbor et Swifty se tournent vers le seul modèle qui semble s’offrir à eux : Kitten, ferrailleur et dresseur de chevaux. Personnage autoritaire et au charisme naturel, Kitten n’hésite pas à abuser de son influence pour charger les enfants de faire le sale boulot tandis que ces derniers cherchent à tout prix une forme de reconnaissance.

    Tenant son nom d’un conte pour enfant d’Oscar Wilde, Le Géant égoïste renferme une morale. Personnage au coeur de pierre, préférant vivre seul dans son grand domaine plutôt que d’en faire profiter les enfants des alentours, le Géant pourrait être facilement associer au ferrailleur. Mais la référence au conte s’avère plus subtile. Ce conte n’est autre que l’histoire d’un choix décisif, celui qui changera Arbor, notre petit Géant, vers un adoucissement salutaire. Mais pas à n’importe quel prix…

    Geant Egoiste

    D’une puissance émotionnelle rare, ce film est un véritable conte des temps modernes. L’histoire d’un petit Géant qui voulait devenir grand avant l’heure et contraint de faire face à une réalité parfois cruelle pour achever sa quête d’identité.

     

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