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  • Le Transperceneige (ou Snowpiercer) va se révéler un trajet à grande vitesse, une boucle délicate et sans détour pour Bong Joon-ho

    Ce jeune prodige sud-coréen (Memories Of MurderMother ou encore The Host) s’est embarqué sans sourciller dans cette adaptation ambitieuse de la BD française éponyme (imaginée dans les années 80 par Jacques Lob et Jean Marc Rochette). Un projet dantesque qui signe à la fois le cinquième long métrage du cinéaste et un changement d’aiguillage certain dans sa filmographie.

    Dans un futur post-apocalyptique, un désastre écologique a plongé la Terre dans une nouvelle ère glaciaire, des conditions brutales avortant et détruisant toute forme de vie. Au milieu de cette carte aux paysages hostiles, seul un train continue sa route. Plongé dans un mouvement circulaire perpétuel, cet arche de Noé revisité constitue le seul habitat viable et contient aujourd’hui ce qu’il reste de survivants à ce choc thermique. Des rescapés pris au piège, compartimentés dans des wagons où les distinctions sociales s’obstinent à faire de la résistance.

    snowpiercer

    Fruit d’une coproduction assez atypique pour la noter (Corée du Sud / Etats-Unis/ France), Le Transperceneige se destine résolument à trouver échos en chacun. Avec un propos toujours d’actualité, Bong Joon-ho s’accapare cette histoire destinée aux librairies et nous en livre sa version cinéma, pimentant le genre SF à la sauce marxiste. La rébellion est en marche (menée de front par Chris Evans), à chaque wagon franchit son lot de surprises, le tout étant de remonter coûte que coûte vers celui qui tire les ficelles.

    Une virée contestataire et satirique, à la fois oppressive et libertaire, Bong Joon-ho se joue des contrastes et dispense avec style cette fable aussi noire qu’universelle. Spectaculaire, Le Transperceneige se positionne en métaphore à l’esthétique soignée de toutes sociétés se questionnant tant soit peu sur la condition humaine. Une machine infernale en marche constante, allant inévitablement vers l’avant mais dont la mémoire collective s’évertue à rester rétrograde. Sans perdre son humour, Bong Joon-ho garde le rythme et surprend à nouveau par sa capacité à assimiler les genres et sa grande résistance pour un processus bien plus créatif que calqué.

     

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