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  • Sous les poids d’une ville morne et d’avenirs avortés, ce thriller d’acier se voit plié, replié et amené consciemment jusqu’à la rupture. Un malmenage dans les formes, à la lenteur mesquine et à l’acheminement trop peu mesuré pour un film dont l’épicentre brûle pourtant de véritables talents.

    Les brasiers de la colère peut s’échauffer sereinement, son casting suffit presque sur le papier à faire des étincelles. Après avoir rencontré le succès avec son premier film Crazy Heart et avoir offert dans la foulée un Oscar et un Golden Globe à Jeff Bridges, Scott Cooper n’a évidemment pas eu grand mal à convaincre. Une équipe d’envergure s’est alors dressée pour ce nouveau film, comptant Leonardo DiCaprio et Ridley Scott à la production et une flopée d’acteurs bankable : Christian Bale, Woody Harrelson, Casey AffleckForest Whitaker, Willem Dafoe, Zoe Saldana et Sam Shepard.

    Sans jamais s’agenouiller devant cette aguicheuse succession de noms, Les brasiers de la colère prend le parti d’en faire une simple fournée de fourmis travailleuses. Une humilité de mise pour cet instantané d’une Amérique profonde, blessée et oubliée, complètement engluée dans des terres plus vraiment fertiles ni accueillantes. Une immersion lente, qui a l’audace de ne pas ajouter une brutalité supplémentaire à celle de ce monde désenchanté où le temps semble s’être arrêté et où la noirceur quotidienne accuse inévitablement le moral de chacun.

    Les brasiers de la colère

    Les brasiers de la colère s’immisce sans pudeur dans la relation forte qui unit les deux frères Baze, de la petite ville ouvrière de Braddock en Pennsylvanie. Une ville fantôme, témoin privilégiée des crises successives encaissées par Russel (Christian Bale, simplement magistral) et Rodney (Casey Affleck). S’ils s’aiment véritablement et se soutiennent à chaque coup dur, ce duo de frangins touche par son opposition. Quand l’un trouve refuge dans la droiture, l’autre déverse sa rage dans l’illégalité la plus totale. Des divergences pour une finalité commune, celle de survivre à sa manière, à cette partie de chasse arbitraire où les moins discrets se font abattre.

    Scott Cooper ne capitule pas de suite et livre un thriller transpirant l’effort. Une virée crasseuse dans l’impuissance d’un quotidien où rien n’est vraiment juste mais où tout se subit sans dire mot. Une véritable bombe à retardement à la déflagration engageante mais pourtant bien décevante. La faute à un scénario faiblard qui plombe une belle mise en place tactique. Les brasiers de la colère arrive alors à mettre en rogne quiconque espérait beaucoup plus de cette histoire et de ce casting, certes étoilé, mais à l’exploitation trop inégale pour marquer réellement.

     

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    1 commentaire
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    1. Il y a 2 ans

      Scott Cooper et ses films long mais jamais ennuyant. Il m'a séduit avec Les Brasiers de la colère et son casting en or. Ce qui m'a vraiment plu sont les deux dernières scènes du film, cruciales, que j'ai trouvé très belles que ce soit au niveau sonore, visuel, esthétique...

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