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  • Sur le retour d’un succès tant mérité qu’inattendu, le réalisateur  abandonne ses meilleures amies pour l’été et sort les armes. Pas de braquage en vue mais une nouvelle comédie aux allures prometteuses, peinant pourtant à nous dégourdir les zygomatiques, et qui tend à prouver que réussir le tir à deux reprises n’est pas chose facile.

    Les chiffres du film aux US dévoilés, la surprise est de taille avec déjà au compteur plus de 150 millions de dollars de recette. Un bien joli magot pour une si passable fumisterie. Car la blague a beau fonctionner outre-atlantique, ici le culte de la vanne agace presque autant que la sensation de négligence qui se dégage du film.

    Pour exemple,  et  posant telles deux guerrières sur fond rouge sang avec pour seule accroche “Le FBI aussi a ses règles”. Une vanne foireuse et frontale qui dévoile avec un mauvais goût tristement assumé l’affiche française des Flingueuses. Un répulsif annonciateur mais fort heureusement non suffisant car, ô combien plein d’espoir depuis Mes meilleures amies, nous voulions rire.

    Les Flingueuses

    Girl Power

    Fidèle à ses “histoires de femmes”, c’est tout naturellement que  s’est entouré d’une femme pour créer cette nouvelle histoire. Et pas n’importe laquelle, puisque la scénariste Katie Dippold, avant de s’attaquer aux Flingueuses, usait de sa plume sur des séries telles que Parks & Recreation. Une aubaine pour le réalisateur désirant dépoussiérer le buddy movie en version féminine.

    Sur fond de trafic de drogue, le film s’attache à s’inspirer des séries ou comédies policières des eighties, représentant pour la plupart des histoires d’hommes. Le tout agrémenté, à contrario, par un tandem girly et atypique, peu chic mais de choc, à l’amitié naissante. Sans grande innovation toutefois, l’idée est donc de réunir deux femmes flics que tout oppose et d’en faire des co-équipières se battant pour une issue commune.

    Les Flingueuses

    Des dures à cuire, des vraies, aux métier dits masculins et aux traits accentués, une manière abrupte et pesante de promouvoir une certaine vision du féminisme. Pour assoir le propos, nos fliquettes ne sont ni gourdes, ni blondes, ce sont des égéries modernes sans chichis à la grossièreté achevant avec brio le mythe de la princesse. Oui mais voilà, cette image brutale de la femme qui aboie plus que ne parle, vient titiller notre agacement et fragiliser une crédibilité déjà frêle.

    Quadra carriériste VS Fliquette bad-ass

    Tout repose bien entendu sur un duo qui, sur papier, ne peut s’entendre. L’histoire d’amitié entre  et  sonne initialement comme un cas désespéré et pourtant, joies du cinéma obligent, elles vont finir par s’aimer comme des soeurs.

    L’une est agent spécial du FBI, l’autre agent de police de Boston, l’une est ambitieuse et méticuleuse dans son job quand l’autre se contrefiche des règlements et s’empare du terrain avec insolence. Autant de différences peu propices à leur entente, tant au niveau du caractère que du physique, car pour accentuer le gag, l’une est grosse et petite quand l’autre est grande et mince.

    Les Flingueuses

    Pas si différentes dans le fond, toutes deux célibataires, sans enfant et sans vie sociale, c’est alors en s’ouvrant à l’autre que chacune va évoluer. Elles ont bien failli s’étriper vivantes mais au delà du bain de sang verbal le clash n’ira finalement pas plus loin. Leur duo comique sauve le film d’innombrables fois du naufrage, leur prestation s’apparente alors plus à un travail de stand-up qu’à de la fiction, où l’improvisation est de mise. Et, dans cet exercice là, elles sont talentueuses à souhait, nos femmes flics assurent réellement le show, débitent leur répartie et parviennent à nous sortir des bras de Morphée dans la foulée.

    Les Flingueuses s’avère ainsi une comédie drôle mais pas hilarante. Récoltant avec une flemme certaine son manque d’originalité, de rythme, de justesse d’émotion, voire son insouciance narrative. L’intrigue de ce film est un ratage complet, au point même qu’on finit par s’en moquer et sa mise en scène routinière ne séduit guère plus. Nos chères compères s’attribueront donc tous les mérites, car sans ce semblant de two women show, le déplacement n’en valait pas vraiment la peine cette fois, et ce, à regret.

     

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