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  • Le plus américain des réalisateurs français nous surprendra toujours, non content d’être souvent surestimé en tant que cinéaste, Luc Besson étale sans retenue son réseau hollywoodien avec ce nouveau film. Son amour pour l’Oncle Sam et sa fâcheuse tendance à penser ses films en fonction de ce qu’ils vont rapporter sur le plan international, agacent passablement, mais sa curieuse perte de mémoire sur Malavita, excède.

    Sous couvert d’un humour très second degré, Luc Besson joue de tous les clichés sur la culture française et rend la moitié de la Normandie bilingue, rien que ça. Le réalisateur compte bien rire de tout et ce, sans songer une seule seconde à la crédibilité de son histoire. Malavita espère certainement s’assurer et intéresser davantage grâce à son casting XXL (Robert De Niro, Michelle Pfeiffer et Tommy Lee Jones) et au nom de Martin Scorsese apposé au générique, en tant que producteur exécutif (il n’a certainement pas du apprécier le résultat final).

    Pourtant Luc Besson avait bien commencé avec Nikita, Léon ou Le cinquième élément, ce grand gamin affichait avec sincérité son amour pour le cinéma et sa joie communicative de pouvoir enfin jouer au chef d’orchestre. Depuis, à la tête d’EuropaCorp et se lançant dans un projet de cinéma parisien où le caviar sera accordé aux spectateurs les plus fortunés, on avoue se questionner sur sa vision actuelle du 7ème art. Se tournant en prime vers la comédie, tout cela prête aujourd’hui à sourire. Sa filmographie a toujours cherché fatalement et ce, depuis ses origines, à séduire le plus grand nombre et à se hisser comme populaire, d’où notre acharnement face à un Luc Besson qui, visiblement confus, n’a plus trop les pieds sur terre.

    malavita

    Adaptation du roman éponyme de Tonino Bancquista, auteur et scénariste césarisé à deux reprises (notamment pour son travail sur De battre mon cœur s’est arrêté), Malavita met mal à l’aise devant tant de gâchis. La donne aurait pu être bien différente si l’indifférence n’avait pas primé, à croire que Luc Besson se contre-fiche du résultat offert au public tant que la machine tourne pour lui. Très académique mais toujours avec une technique bien huilée, Malavita s’attelle à traiter au moins favorablement nos yeux à défaut de nous divertir.

    L’histoire de Malavita est celle d’une famille new-yorkaise, placée aujourd’hui sous la protection du FBI (dont le père, Robert De Niro, est un mafieux repenti) et qui doit déménager en Normandie pour échapper à son passé. Mais chassez le naturel et il revient au galop, dès lors, la petite famille aura bien du mal à paraître ordinaire. Un script peu inspiré qui survole le sujet et parodie grossièrement les films sur le monde de la mafia. Tout est dit, ou presque.

    Malavita manque cruellement d’honnêteté et de manière plus générale, Luc Besson sabote ses meilleurs atouts. Son casting, sous-exploité, ne parvient pas à relever le niveau et Malavita ennuie plus qu’il ne divertit. Une grosse production qui, paradoxalement, prend des allures de série B, jamais vraiment marrante et jamais présente trop longtemps dans nos mémoires.

     

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