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  • Michael Bay  n’a décidément peur de rien. Avec No Pain No Gain, il s’entoure volontairement de gros bras, peu finauds de surcroît, pour nous livrer sa version grinçante du rêve américain.

    S’inspirant d’une histoire tout aussi édifiante que réelle, le réalisateur tente l’impossible : transformer une salle de cinéma en salle de sport. Et c’est escorté de trois bad-boys en puissance que Michael Bay nous dispense d’un cours de gonflette. Une séance dont on ressort éreinté, mais peut-être pas, finalement, d’une si bonne fatigue.

    Oncle Sam sous stéroïdes

    No Pain No Gain n’est pas du genre à tourner autour du pot, fidèle à la réputation de son papa, le film est une comédie testostéronée qui démarre en grandes pompes et reste disciple d’une certaine crétinerie. Ici on tourne peu de pages mais on pousse de la fonte à longueur de journée. Des corps musclés et peu pudiques à gogo, Michael Bay  nous vend son morceau de viande au poids. Le milieu du culturisme s’affiche aussi narcissique qu’envisagé et le film se montre sans grande compassion pour un organe également à muscler mais trop souvent oublié des ses adeptes, le cerveau.

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    C’est donc sous le soleil clinquant de Miami que sévit Daniel Lugo (Mark Wahlberg), coach sportif avide de réussite et peu lucide envers lui-même. Son travail le confronte quotidiennement à de riches clients et à ses rêves les plus profonds. Convaincu d’être supérieur aux autres grâce au contrôle qu’il possède de son corps, Daniel Lugo se forge un mental d’acier et devient un mouton agressif. Le genre à se persuader de la séparation juste et manichéenne des personnes en deux catégories distinctes : le club des loosers et des winners. Et pour être un bon winner, comprendre en cela, devenir riche et beau, il ne suffit que de prendre ce que l’on désire, se servir sans se gêner : l’apologie du vol en somme.

    Une vie dictée par le fitness, une philosophie de gagnant et notre héros en short de muscu croit flairer l’idée du siècle. Il va kidnapper l’un de ses clients et lui voler sa vie, et pour ce faire, notre gugus aura besoin de complices. Des compagnons atypiques, aux physiques peu discrets, mais tellement manipulables qu’on les en excusera. Nos brigands amateurs en route pour leur mauvais coup commun vont alors découvrir les joies du métier, quand tout ne se passe définitivement pas comme prévu.

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    Que la satire commence

    Là est probablement l’idée la plus juste de ce film. Michael Bay se moque de tout et de tout le monde, un véritable exutoire pour ce réalisateur souvent trop bas du front. Volontairement peu subtil, No Pain No Gain régale par son potentiel jubilatoire. Le ton est cocasse, les gags s’enchaînent, l’action pimente, le rythme est effréné et le second degré salvateur pour notre trio d’athlètes, ce qui leur assure un regain d’intérêt.

    No Pain No Gain se révèle un récit viril sur un fait divers, somme toute véridique, mais peu crédible toutefois. Une histoire efficace menée par un absurde trio, des armoires à glaces aux désirs naïfs et à la ruse illusoire. Loin d’être hilarant, No Pain No Gain sauve tout de même la mise de départ grâce à son ton sarcastique, une brèche ouverte à un lynchage dans les règles. Nos gorilles obsédés par leur quête idéaliste en prennent volontiers pour leur grade, mais avant tout, Michael Bay satisfait allègrement son appétit en décimant l’image sous blister d’une Amérique dont il préfère brosser un portrait peu flatteur.

     

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