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  • L’ex critique de cinéma Axelle Ropert, nous offre avec Tirez la langue, mademoiselle son deuxième film. Pointilleuse de métier et passéiste dans l’âme, cette réalisatrice et scénariste à l’œil avisé, s’amuse ouvertement des limites de son égoïsme.

    Nouvelle vague et stéthoscope

    Bien loin de cacher ses influences, la réalisatrice affiche avec fierté dans cette nouvelle réalisation son amour absolu pour une forme de cinéma. Un amour qui l’isole et l’emporte au large, loin d’emporter tous les suffrages, un peu comme celui attribué à ses personnages. Des protagonistes principaux au nombre de trois, formant un triangle amoureux aux bords un peu troubles. Une confusion ambiante rendant toute tâche ardue à notre trio peu familier.

    tirez la langue

    Comme siamois, Boris et Dimitri ( et ), sont deux frères qui partagent tout et ne semblent s’inquiéter que d’autrui. Des docteurs de quartier atypiques, des consultations en binôme et ces deux-là courent sauver la veuve et l’orphelin nuit et jour. Une vie hors normes à soigner les petits bobos de la vie, à s’oublier pour mieux régner. Peu lucides sur leur relation et leur situation, leur vie va brutalement changer suite à l’appel d’une petite fille.

    Une sonnerie dans la nuit et c’est tout un quotidien qui se voit chamboulé. Cette voix fluette au bout du fil, celle de la solitude, cette petite fille au diabète mesquin, laissée pour seule le soir à cause du job de serveuse de sa mère. Une mère célibataire, pointant certainement les difficultés inhérentes à ce statut, belle comme le jour et oiseau dans la nuit. La fille en rouge vif, l’objet de tous leurs désirs, le contraste venu briser leur monotonie, mademoiselle Judith ().

    Médecine douce et crédibilité en peine

    Boris et Dimitri s’amourachent dès lors de manière assez synchrone pour l’envoûtante Judith, un amour commun qui va les mener à bien des changements. La reine de cœur, qui n’a pas vraiment cherché à être convoitée de la sorte, va sillonner sans crainte d’un frère à l’autre, traçant sous ses pieds une immanquable ligne séparatrice. Très différents sur de nombreux points, la relation de nos deux inséparables va inévitablement voler en éclats, relevant avec justesse leurs entités profondes.

    tirez la langue

    Le film se complaît à nous montrer le quotidien, cette latente évolution, jour après jour, entre deux tours des quartiers sud de Paris. De ces environs à grandes communautés chinoises, la réalisatrice ne retiendra pas l’exotisme mais une pudeur propre aux populations asiatiques. Une retenue qu’elle affectionne, une simplicité, une rêverie qu’elle s’inflige à chaque plan. Et pourtant, ce qui devrait rendre cette histoire véritable l’emplit a contrario d’une excédante pointe de snobisme.

    Un ping-pong affectif, un jeu dangereux où la balle ne va bien évidemment pas finir au centre. Tirez la langue, mademoiselle, manque à nous faire tirer la grimace de par son manque de crédibilité face à ses situations, ses dialogues au demeurant si ordinaires.

    Là où ce trio d’acteurs excelle, le film ne va pas. Judith et ses boys récitent gentiment leurs textes et gâchent non sans manières une encourageante brochette d’acteurs. Le romantisme à l’épreuve du prosaïsme de la médecine en somme, ou l’égoïsme ardu d’une réalisatrice en mal d’amour avec son temps.

     

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