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  • Il est coutume d’entendre dire que les voyages forment la jeunesse mais l’épopée initiée par le jeune et talentueux T.S. Spivet va littéralement changer sa vie.

    Jean-Pierre Jeunet (Delicatessen, Amélie Poulain…) chausse à nouveau ses souliers de conteur farfelu, pour une tendre virée au pays de tous les possibles. Après l’effroyable imposture qu’a été Micmacs à tire-larigot et avoir bûché pour rien sur le projet Life Of Pi (réalisé finalement par Ang Lee), le réalisateur se ressaisit dans la sagesse en sublimant l’histoire d’un autre. Celle du premier roman de Reif Larsen, jeune auteur américain dont “L’extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet” semble comme avoir été composé pour une collaboration avec JPJ tant leurs univers paraissent similaires.

    C’est ainsi qu’après être tombé sur son alter-ego au pays de l’Oncle Sam, JPJ délaisse intelligemment sa plume originale pour se concentrer sur son travail de metteur en scène. Une décision libératrice pour celui qui jusqu’alors impose sa patte dans l’hexagone sans sourciller face aux détracteurs, mais dont les créations suffoquent de l’étroitesse du paysage ciné français. JPJ ne s’impose alors aucune limite sur ce nouveau projet et traverse l’Atlantique avec la franche exaltation de réaliser son premier film en 3D.

    T.S Spivet

    Le résultat ne se fait pas attendre, JPJ nous livre avec T.S. Spivet une de ses magistrales fables, revigorant avec grâce l’enfant qui sommeille en chacun de nous et attisant avec mélancolie le feu des petites étoiles dans nos yeux. C’est brillant de mesure, JPJ amortit ses excès et part en quête de l’essentiel, le sien, celui qui peut paraître déjà too much, mais qui retranscrit parfaitement la bienveillance accordée à son personnage principal. Celui de T.S. Spivet (Kyle Catlett, vu dans la série The Following), un petit bout d’homme, gringalet mais coriace, à l’esprit vif et à l’imagination débordante. Un concentré d’inventivité, un garçon amoché en proie aux doutes, se rendant seul aux abords d’une route souvent trop large ou trop risquée.

    Surdoué, le jeune T.S. Spivet rafle la mise et charme son auditoire. Assurément, JPJ a réalisé avec ce gamin sa plus belle prise de casting. Charismatique et nuancé pour son âge, cet anti-héros rythme avec maturité ce voyage initiatique. Sur les pas délicats du deuil, loin de la pression d’une famille bien trop excentrique (avec Helena Bonham Carter pour mère), T.S. Spivet se façonne simplement dans l’humour et la douceur d’un paysage parcouru à faible allure. Rien ne sert de courir et JPJ nous offre avec ce film une bouffée d’air, une réalisation où la 3D assimilée devient un pur bonheur, la joie d’un sourire véritable en sortant de la salle, celui qui accompagne la béatitude d’un moment passé en compagnie d’un bel exemple de cinéma.

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