• NOTIFICATIONS
    L'ACTIVITÉ DE VOS AMIS
  • MES ABONNEMENTS
    PERSONNES QUE VOUS SUIVEZ
    INVITER DES AMIS

    Connectez-vous avec Facebook
    et retrouvez vos amis !

    Connexion avec Facebook
  • MA LISTE D'ENVIE
  • Alexander Payne (Sideways, The Descendants) creuse avec brio le sillon des liens filiaux et signe avec Nebraska, un road movie rusé, à la fois taiseux et énigmatique.

    C'est lors de ce voyage en noir et blanc que l'on rencontre Woody Grant (), vieillard persuadé d'avoir gagné un million de dollars. Le vieil homme se met alors en tête de traverser le Montana jusqu'au Nebraska pour récupérer son lot. Diminué et à la limite de l'Alzheimer, cet ancien alcoolique presque sénile termine par convaincre son fils () de l'accompagner. Commence pour eux un voyage initiatique sur la piste de leur histoire et de leur passé.

    La route est longue entre Billings, Montana et Lincoln, Nebraska et les 1200 kilomètres sont avalés à petite allure. De quoi découvrir ce vieux grabataire, à la fois touchant et agaçant, qui intrigue. Peut-il être à ce point déconnecté de la réalité ? La question taraudera le spectateur tout du long de ce sensible et pudique récit. Autant d'interrogations communes avec son fils, celles d'un fils désireux également découvrir qui se cache réellement derrière cette carcasse silencieuse.

    OscarNebraska

    Les deux voyageurs renouent avec un passé lointain, où la famille presque oubliée, les amis perdus de vue et le cimetière pas suffisamment visité ressurgissent pour éclaircir leurs existences respectives. Les souvenirs s'emballent et plus le passé militaire du père, son garage revendu, ses amours de jeunesse se dévoilent, plus le fils comprend que son père a vécu une vie riche bien avant sa naissance. Le million de dollars reste alors pour ce vieux bonhomme une illusion encline à remplacer une réalité décevante.

    Nebraska assume pleinement un ton qui verse souvent dans le non-sens drolatique, un humour distant loin des esclaffes mais pourtant bien présent. Alors que le film se questionne sur la bienveillance établie des proches et leurs instincts mesquins, la route rapproche inexorablement nos deux équipiers aux carences affectives. Une initiation douce, une rédemption pour ces cabossés de la vie où l'empathie gagne le spectateur au gré des paysages. Et quand l'espoir surgit au carrefour des chemins, Nebraska revêt cette grâce authentique qui en fait son sel, un joli moment de cinéma, tout en pudeur et en justesse.

    Critique proposée par notre contributeur Stanislas Claude de 24filmsparseconde.fr

    Personnes associées

    aucun commentaire
    Ma photo de profil

    À lire ensuite

    À LIRE ENSUITE

    Paradise Lost

    Une erreur s'est produite. Veuillez réessayer dans quelques minutes.