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  • La réalisatrice Kelly Reichart (Old Joy, La dernière piste, Wendy et Lucy) se la joue écolo désabusée dans Night Moves, pessimiste fable synonyme d'épilogue et film primé du Grand Prix au festival du cinéma américain de Deauville 2013.

    La résistance passive et l’action violente de Night Moves mènent à une même impasse, où tout espoir semble perdu et où les autorités auraient gagné la bataille. Le film suit un créneau alarmiste et réaliste, avec une économie de moyens et de propos laissant pour le moins dubitatif. En situant son action dans la mouvance anti-croissance et pro-retour à la nature, Kelly Reichart brouille volontairement les repères.

    Les écolos se divisent, d'un côté les pacifistes heureux de vivre reclus et ceux à qui cette position ne convient plus. Lésés par un statu quo arbitraire, certains d’entre eux programment alors des attentats libérateurs. Déterminés, ils n’envisagent pas le doute, minimisent le poids des remords et de la chute. Un pitch tendu traité de manière minimaliste où le silence se sacre Roi, et autant l'attente que l'introspection brisent le rythme. Une intention louable en somme pour un résultat pourtant décevant.

    Night Moves

    À suivre ces néophytes en phase éco-terroriste, on anticipe assez vite le pétard mouillé. Déterminés en apparence, ces écolos restent des enfants de la société de consommation. La sécession est un échec et leur dynamitage de barrage ne sera que le début de leurs tourments. Cette bande de Robinson modernes, sans mouvement populaire derrière eux, marginalisés et surveillés de près par les autorités, vont vite se retrouver coincé dans un cul de sac.

    Une impasse dont Jesse Eisenberg s'accommode sans trop de peine, accompagné d'une Dakota Fanning en brindille sensible et d'un énigmatique Peter Sarsgaard. Un trio talentueux à qui l'atmosphère quelque peu soporifique de ce film ne facilite pas la tâche.

    Avec Night Moves le cinéma indépendant US ose en pointant du doigt l’abolition grandissante des libertés individuelles mais prend aussi le risque de se répéter. Une nouvelle tentative espérant diversifier le propos mais dont le ton neutre et le teint livide poussent le film à s'éloigner de son objectif premier.

    Critique proposée par notre contributeur Stanislas Claude de 24filmsparseconde.fr

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