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  • C'est d'un sacré programme que s'acquitte le réalisateur Patrice Leconte, plus connu pour sa trilogie des Bronzés que pour son Magasin des Suicides.

    Après quarante ans de carrière et moitié moins de films dirigés, le touche à tout Patrice Leconte s'offre le loisir de la libre interprétation et adaptation d'une nouvelle de l'auteur autrichien Stefan Zweig (Le Voyage dans le passé). Un pari audacieux pour une promesse finalement moins bien tenue qu'alléchante.

    C'est donc d'un texte court et ici picoré, une bulle de chaleur et de douceur à l'aube d'une première guerre mondiale grondante, que Patrice Leconte s'acharne lourdement à étirer. Une première dans la langue de Shakespeare pour le réalisateur, une sonorité nouvelle le poussant à s'appliquer davantage mais de cette passion murmurée en anglais et avec minutie se déverse un académisme souvent paralysant.

    Une courtoisie de tous les instants, une retenue à la fois nécessaire à l'étincelle et engourdissante. Pourtant, si l'ennui guette ce n'est pas la faute au luxueux casting déployé pour l'occasion,  (The Town, Vicky Cristina Barcelona),  (Robb Stark dans Game Of Thrones) et  (Severus Rogue dans Harry Potter). Bien plus à la tournure envisagée, une reconstitution à la facture classique certes réussie mais qui ne parvient pas à suffisamment étoffer l'intemporalité d'un amour naissant en vue de le dépoussiérer.

    une promesse

    Sans vraiment refaire l'histoire, juste en passant à côté de son penchant historique, Patrice Leconte revient sur ce taiseux triangle amoureux. C'est en 1912 que le jeune carriériste Friederich () fait la connaissance de Karl (), vieil homme lucide et patron sur le départ qui lui propose de devenir son secrétaire à domicile. Un emploi qui tombe à pic et dont la résidence va se dévoiler bien plus séduisante par la simple présence de la jeune épouse de Karl, Lotte (). Au fil des jours et des regards, Friederich et Lotte vont développer des sentiments, le début d'un amour feutré et impossible.

    En enjolivant une histoire originelle plus sombre, Patrice Leconte ajoute une touche mielleuse dont on se serait aisément passé. Non que le film en devienne entièrement écœurant mais Une promesse se révèle simplement moins inventif et incisif dans ses choix qu'espéré. Testant la résistance de l'amour face au temps et épuisant une palette évocatrice de désir, Une promesse joue de l'invisible et de l'indicible, tout un challenge pour un cinéaste. Et si les écrits de Stefan Zweig semblent avoir le vent en poupe (dont la dernière évocation en date est signée  avec The Grand Budapest Hotel), leur seule adaptation ne suffit pas à captiver, encore faut-il les assimiler.

    Oubliant le reste et centrée sur elle-même, la tension amoureuse ne peut véritablement se suffire. Patrice Leconte n'a dans l'affaire que sous alimenté sa mise en scène de braises et s'est laissé enfumer par le désir d'embellir l'attente, une promesse qu'à moitié tenue en somme.

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