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  • Lorsqu’on fait un film, plusieurs possibilités sont offertes lorsqu’il s’agit de la musique. Un blockbuster a la plupart du temps les moyens de s’offrir une composition orchestrale, avec en bonus un inédit d’un artiste en vogue. Avec des moyens plus limités, il est toujours possible toujours travailler avec un compositeur sur une musique très minimaliste (exemple : Cliff Martinez pour Traffic de Steven Soderbergh). Sinon, à l’instar d’un Tarantino, un mélomane averti, avec une bibliothèque de CD bien garnie, pourra décider d’utiliser des titres existants.

    Zach Braff, star de la série Scrubs, a choisi cette dernière option pour son premier film Garden State, réalisé avec un petit budget (2,5M$). Il raconte l’histoire d’Andrew Largeman, acteur sans succès complètement à côté de ses pompes. Suite au décès de sa mère, il retourne sans sa ville natale dans le New Jersey (état surnommé Garden State), pour assister à l’enterrement. Son retour l’oblige surtout à refaire face à son passé, son enfance, sa famille et les amis qu’il avait quitté 9 ans plus tôt. La rencontre de Samantha (Natalie Portman) va changer sa vie en quelques jours.

    Le film est truffé de petits détails qui font le bonheur des cinéphiles, tant sur la mise en scène et le cadrage, que sur des répliques ou des situations drôles voire absurdes.

    La musique du film est une compilation de titres choisis par Zach Braff, principalement un mélange de folk, de pop, et d’électro chill. Tout a été minutieusement sélectionné, et pour preuve la plupart figurent directement dans le scénario original, dont une version est consultable ici. Etant donné le manque de moyens, le document a été envoyé aux différents artistes, afin d’obtenir l’autorisation de les utiliser gratuitement dans le film, ce que tous ont accepté.

    Les morceaux collent parfaitement à l’ambiance du film et à l’état d’esprit des personnages, autant sur la mélodie ou le rythme que sur les paroles.

    Don’t Panic (Coldplay) suit l’annonce du décès de la mère d’Andrew, I just don’t think I’ll ever get over you (Colin Hay) pour l’enterrement du hamster.

    Les paroles de Such Great Heights (Iron & Wine) soulignent le besoin d’Andrew de redescendre sur Terre et d’avoir une conversation avec son père.

    New Slang de The Shins, est la musique qu’écoute Samantha à l’hôpital lors de leur première rencontre. La réplique sur la chanson (“You gotta hear this one song. It’ll change your life, I swear.”) marque un tournant et le début du changement pour Andrew.

    Les déplacements des personnages sont rythmés par des chansons plus vives commeCaring is creepy (The Shins), lorsqu’Andrew se rend à la fête, ou One of these things first(Nick Drake) et Lebanese Blonde (Thievery Corporation) lors de la journée avec Jesse et Sam. Let Go (Frou Frou) clôt le film à l’aéroport où finalement Andrew décide de ne pas partir et rattraper Sam.

    Les morceaux chill accompagnent les scènes au ralenti : Waiting Line (Zero 7) colle parfaitement à l’état léthargique d’Andrew sur la canapé après avoir consommé un ecstasy, et Lebanese Blonde (Thievery Corporation) lors de l’entrée dans l’hôtel.

    The only living boy in New York (Simon and Garfunkel) marque un clin d’oeil au film Le Lauréat, dont la BO avait été composée en partie par le duo, et avec qui le film partage beaucoup de similitudes.

    Un choix judicieux de morceaux non originaux, parfaitement adaptée au film et à son état d’esprit, mais surtout un style musical qui forme un tout extrêmement agréable et cohérent, est un marque de talent réel. Ce n’est pas un hasard si le CD du film s’est vendu à 1,3 million d’exemplaires et a remporté plusieurs prix : on a là un excellent album à écouter à tout moment, séparément du film.

    Récemment, Zach Braff a levé avec succès des fonds sur Kickstarter (déjà plus de 2M$ !) pour faire un deuxième film, Wish I was here. Evidemment, la bande originale sera un point d’attention, et on attend tout cela avec énormément d’impatience !

    En attendant, la BO de Garden State est à écouter et réécouter sans modération.

    Note de la B.O. ★★★★☆

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