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  • Après 4 saisons et plus de 270 épisodes, Oggy et les Cafards font enfin le saut vers le grand écran. Pour l’occasion, les producteurs font appel au compositeur Vincent Artaud, qui a travaillé notamment sur les arrangements de The Artist, Oscar de la Meilleure musique de film en 2012.

    Le cartoon s’inspire des comiques muets des années 20 (Buster Keaton, Chaplin), et certains morceaux reprennent le style classique de l’époque : La vie au villageLe Voyage de Jack31 Décembre 1899Chez Sherlock. L’humour du cartoon est aussi bien sûr appuyé par des instruments hétéroclites et insolites : piccolo (Oggy et Jack vont à la Chasse), kazoo (La valse d’Olivia), cloches (Poursuite aérienne), aboiements de chiens (La danse des chiens)…

    La version long métrage reste avant tout une aventure avec toute la dimension héroïque que cela implique. La musique met en avant la narration et les émotions des personnages. Les cuivres et les percussions apportent de l’intensité pour les actions des héros, les violons sont présents pour les moments dramatiques ou romantiques.

    Les poursuites, fil rouge d’Oggy et les Cafards, ne sont pas oubliées : des rythmes endiablés les accompagnent, avec des flûtes et des violons virevoltants aux accents très wagneriens. A ce titre, on notera des petits clins d’oeil à des musiques connues, comme Mission Impossible (Les cafards volent la clé puis la bombe), ou aux scores de John Williams, autre compositeur très inspiré de Wagner : Indiana Jones (L’hélicoptère) et Star Wars (Oggy-Wan). On sent même l’influence de The Artist sur certains morceaux très jazzy (La fête de fin d’année)

    Les personnages ont une représentation thématique. Oggy est une variation du thème principal, romancé à la flûte et aux violons dans La Romance d’Oggy, ou sous forme d’une fanfare dans le générique d’introduction. Les cafards, de petite taille, sont intelligemment représentés par des sons étouffés ou pincés : castagnettes, clavecin, pizzicato au violon, xylophone. Jack est quant à lui accompagné une mélodie à deux notes dominantes (Ré et Si), sous la forme d’une marche ou d’une valse (Le voyage de JackOggy et Jack partent à la chasse).

    La musique a bénéficié ici de gros moyens pour un cartoon indépendant, puisque 10% du budget du film (soit 500 000 €) y est dédié. Le Paris Symphony Orchestra, fort de 80 musiciens, est réquisitionné pour l’occasion, avec un résultat très satisfaisant : l’exécution est propre, et le mixage restitue bien l’ensemble.

    C’est au final un score abouti, pas vraiment novateur, mais plaisant à écouter, qui ne fait clairement pas pâle figure face aux “gros” du secteur (Disney/Pixar, Dreamworks, MacGuff). Une bonne surprise !

    Note de la B.O. ★★★☆☆

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