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  • Tron : l’Héritage nous emmène à nouveau dans la Grille, où Sam, le fils de Kevin Flynn à la recherche de son père, se retrouve transporté alors qu’il découvre l’ancienne salle d’arcade désaffectée.

    Le film assure l’essentiel à savoir continuer sur les pas de son illustre ancêtre, et offrir un bon spectacle, malgré des lacunes sur le scénario et sur quelques effets spéciaux (Le double digital de Jeff Bridges que j’ai trouvé assez moyen).

    Tron premier du nom, au delà d’être un précurseur dans l’utilisation d’images crées par ordinateur, était également remarquable par la bande-originale de Wendy Carlos. Au départ un score très électro et expérimental, Disney, voyant la deadline arriver à grands pas, lui a imposé une partie orchestrale pour permettre d’avoir un score fini et assurer le coup. Le rendu final donne un mélange orchestral et électro très intéressant et très novateur.

    Le travail sur Tron L’héritage fut initialement confié à Clay Duncan, un des membres de Remote Control, studio dirigé par Hans Zimmer. Plusieurs morceaux ont été écrits (notamment celui figurant dans le tout premier teaser sorti au cinéma), avant que Disney, pas satisfait du résultat confie le bébé à Daft Punk.

    Sur l’approche artistique, Daft Punk a expliqué en interview avoir été très influencé et inspiré par le film et la BO originelle, mais aussi par Maurice Jarre, Bernard Hermann, Vangelis. Leur composition, si elle reprend le concept du premier opus - mélanger l’orchestre et l’électronique, n’offre cependant aucun repère mélodique avec Wendy Carlos qui permettrait de faire une filiation. En revanche, l’influence des BO de John Carpenter et du travail de Vangelis est clairement identifiable (The GridArrival).

    Novices sur les musiques de films - seul Thomas Bangalter avait travaillé avec Gaspar Noé sur Irréversible), l’approche des 2 DJs est de reprendre le travail de Clay Duncan laissé en l’état et de l’agrémenter de la patte électro qui a fait leur renommée internationale. Remote Control leur adjoint Joseph Trappanese pour faire les arrangements orchestraux. Hans Zimmer interviendra également à la fin sur certaines parties à la demande de Disney.

    Le score complet qui en résulte laisse transparaître assez facilement l’intervention et la patte des différents protagonistes.

    Celle des compositeurs de Remote Control est extrêmement présente dans certains titres. On retrouve la marque de fabrique de la maison dans The game has changed et Fall : percussions saturées, travail avec une base de violons, et des cuivres pour apporter du punch. Des travaux ultérieurs comme Dark Knight Rises ont des similitudes avec ces morceaux. Pour bien situer le lien avec Batman, les morceaux RectifierDisc Wars, et CLU partagent directement des parties similaires avec Batman Begins (mélodie de cuivres pour le premier et le troisième, et ligne de violons pour le second).

    Le travail orchestral a une approche très intéressante. Hormis Adagio for Tron qui offre un travail un peu plus élaboré, les compositions se basent sur des motifs répétitifs (ostinatos), de nouvelles pistes de violons ou de cuivres se superposant au fur et à mesure. L’orchestre ne comporte pas ou peu d’instruments solo, qui rappelle énormément la progression qu’on trouve dans la musique électro.

    Et justement, le score électronique, sur lequel on attend Daft Punk, offre des surprises pas forcément évidentes lors des premières écoutes.

    En surface, leur travail sauve des morceaux comme Disc Wars d’une énième resucée des compos de Hans Zimmer. D’autres sont clairement des purs produits electro funk, comme End of lineDerezzed, ou Armory.

    Lorsqu’on creuse un peu, le véritable intérêt de cette BO se trouve dans les morceaux “mixtes”. Les parties synthétiques sont parfois mis en retrait au profit de l’orchestre (CLU), et inversement. Ce schéma se retrouve dans le générique de fin (End titles), ou la musique électro laisse progressivement la place à l’orchestre.

    La BO donne au final un score homogène où même si il n’y a pas de grande révolution musicale, Daft Punk a relevé avec brio de multiples défis : mélanger habilement leur touche electro avec une partie symphonique plus classique, et conserver leur style musical malgré l’omniprésence de Remote Control. On regrettera cependant l’absence de filiation avec la musique du premier Tron, limitée à Jeff Bridges qui fredonne l’ancien thème du film.

    Note de la B.O. ★★★★☆

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