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    Le Pianiste

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    Le Pianiste

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    1. Il y a 6 mois

      Chef d'oeuvre du Cinéma !

    2. Il y a 2 ans

      Que dire... On ne sort pas du film indemne.

      3 J'aime
    3. Il y a 2 ans

      Roman Polanski ne m'a pas fait voyager ! J'ai trouve le jeu d'Adrian Brody beaucoup trop pathos et s'ajoute a cela que je me suis endormi devant ... ça prouve a quel point j'ai été touché

    4. Il y a 4 ans

      "Le pianiste" est adapté de l'autobiographie du pianiste juif-polonais Wladyslaw Szpilman. Le film a été réalisé par Roman POLANSKI en 2002. Wladyslaw Szpilman est magnifiquement incarné par le talentueux acteur américain Adrien Brody. Le film commence lors de l'invasion de la Pologne par les Allemands, le 1er Septembre 1939. Szpilman est en train d'interpréter au piano une Nocturne de Chopin lorsque le studio de la radio de Varsovie est bombardé. Il revient dans sa famille pour apprendre que la France et l'Angleterre ont déclaré la guerre à l'Allemagne et tous se réjouissent, pensant naïvement que la guerre ne durera pas et que l'Allemagne se retirera de la Pologne. Malheureusement, non seulement, elle dure, mais chaque jour apporte avec lui une nouvelle escalade dans l'horreur. Comme en France et dans les autres pays occupés par l'Allemagne nazie, les juifs sont les premiers à être persécutés : on les oblige d'abord à porter un brassard marqué de l'étoile jaune. Ceux qui s'y refusent sont punis et ceux qui le portent sont soumis aux pires vexations de la part des nazis. Chaque jour les choses empirent. Les Juifs n'ont plus le droit d'exercer un métier, ils doivent céder leur place sur le trottoir aux Allemands, ont des places à part dans les trams. Bientôt, quelle que soit leur condition, ils sont contraints d'abandonner leur appartement et de rejoindre une zone vidée de ses habitants polonais, que les nazis ont transformée en ghetto. Le ghetto est aussitôt muré. Les Juifs qui y sont enfermés sont affamés et la répression la plus barbare s'abat sur eux. Leur quotidien est un enfer; les rafles et les assassinats gratuits se succèdent. Dans un premier temps, la famille Szpilman essaie de reconstituer, dans l'appartement qui leur a été attribué, un semblant du confort bourgeois qu'ils ont connu et veulent croire à une libération proche. Wladyslaw continue à jouer du piano dans un bar tenu par des Juifs et fréquenté par d'autres Juifs aisés dans le ghetto. Mais très vite, cet aspect relativement policé des choses va être balayé par la barbarie nazie qui déferle sur le ghetto, n'épargnant plus personne. Grâce à la complicité de Polonais non-Juifs, qui ont admiré son talent et qui vivent à l'extérieur du Ghetto, Wladyslaw réussit, dans un premier temps à échapper à la déportation pour le camp d'extermination de Treblinka dont est victime toute sa famille. Dès lors, il vit une vie de fugitif dans la Varsovie occupée jusqu'à ce que la ville soit prise et détruite par les nazis en représailles contre la résistance polonaise. Wladyslaw, abandonné de tous, malade et épuisé par la faim, se réfugie dans le grenier d'une maison bourgeoise abandonnée et délabrée dans laquelle se trouve un piano. Alors qu'il essaie désespérément d'ouvrir une boîte de conserve avec un tisonnier, apparaît devant lui un officier SS (Thomas Kretschmann, magnifique !) On se dit que s'en est fini pour Wladyslaw et que le nazi va l'exécuter d'une balle dans la tête. Mais lorsque l'officier lui demande quel est son métier et que Wladyslaw lui répond "pianiste", celui-ci l'oblige à jouer. La scène est d'une extrême émotion car on se demande, en voyant l'impassibilité du nazi, s'il s'agit d'une ultime cruauté gratuite ou d'un réel intérêt pour la musique. Heureusement, c'est la deuxième hypothèse qui s'avère être la bonne. L'officier part sans un mot et revient avec toute son escouade de militaires : il transforme la maison en QG. Après s'être installé, il monte au grenier avec un paquet sous le bras et, sans un mot, il le lance à Wladyslaw comme on le ferait pour un chien : le paquet contient une miche de pain et de la confiture. La scène se reproduit une ou deux fois. Quelques jours après, la ville tombe aux mains des Russes. Avant de partir, l'allemand donne son manteau au Juif qui grelotte de froid. Sans le savoir, il lui a fait un cadeau empoisonné car la première réaction des Russes (ou des résistants Polonais) qui libèrent la ville, en le voyant venir au devant d'eux dans cet uniforme ennemi, lui tirent dessus et manquent de le tuer. Mais il se fait reconnaître in extremis et il est sauvé. Plus tard, la guerre terminée, on le revoie en train de jouer devant une salle comble de l'Opéra de Varsovie la Grande Polonaise brillante, op. 22 de Chopin. Il est alors abordé par un de ses anciens amis musiciens, revenu vivant des camps, qui a croisé l'officier allemand auquel Wladyslaw doit la vie, alors qu'il était dans un camp de prisonnier gardé par les Russes. Il lui transmet un message de sa part. Le pianiste se met aussitôt à la recherche de l'Allemand mais, lorsqu'il arrive au camp, celui-ci est vide. On apprendra par le générique que le Hauptmann Wilm Hosenfeld, à son tour déporté par les Russes dans un camp de prisonniers allemands, mourut en 1952 et que sa mémoire fut réhabilitée à titre posthume.
      Un film admirable, avec des scènes terribles qu'on ne pourra pas effacer de sa mémoire. "Le pianiste" valut à son réalisateur la Palme d'Or au Festival de Cannes 2002 et plus de 14 prix et autant de nominations amplement mérités. Signalons que Polanski a certainement mis beaucoup de lui-même dans cette oeuvre magistrale car il connut, à l'âge de 9 ans, les affres du ghetto de Cracovie, dont il s'échappa après la mort de sa mère. Il se réfugia dans une ferme de la campagne polonaise où il resta jusqu'à son adolescence. Il s'enfuit ensuite de Pologne et arriva en Angleterre à l'âge de 19 ans, sans un sou en poche, mais avide de faire du cinéma.
      Quant à l'acteur Thomas Kretschmann, je l'avais découvert dans le film d'Enki Bilal, Immortel, ad vitam, à mon avis injustement boudé par la critique et le public, il y incarne le personnage de Nikopol (qui est un avatar de Bilal). J'ai eu plaisir à le retrouver dans le rôle très difficile de cet officier allemand qui aurait dû lui valoir un prix de meilleur second rôle. Sans être aussi tragique que celles de Szpilman et de Polanski sa vie fut aussi difficile : né en 1962 en Allemagne de l'Est, il s'enfuit à l'âge de 19 ans avec 100 $ en poche et son seul passeport et franchit 5 frontières avant de pouvoir trouver asile à l'Ouest. Lors de ce périple d'un mois, il perdit les phalanges d'un doigt.
      La bande son de ce film est en tout point magnifique. Le film commence avec l'interprétation de la superbe Nocturne de Chopin, puis lorsque le pianiste se cache dans un appartement de Varsovie, on entend la Mazurka, op. 17 du même Chopin; dans la planque du grenier de la maison en ruine, il s'agit de la Sonate au clair de lune de Beethoven. L'un des moments les plus poignants du film est lorsqu'il interprète la Ballade n°1, Op. 23, de Frédéric Chopin devant l'officier allemand dont on ne sait trop quel coup tordu il lui réserve. Il y a aussi, vers le milieu du film, jouée par la femme qui l'a recueilli, l'émouvant Prélude pour violoncelle n°1 de Bach. Enfin, après la fin de la guerre, de retour à l'Opéra de Varsovie, le pianiste, accompagné d'un grand orchestre symphonique, interprète la Grande Polonaise Brillante, Op. 22, toujours de Chopin. C'est le pianiste polonais Janusz Olejniczak qui a enregisté toutes les pièces au piano mais, pour être parfaitement crédible, l'acteur Adrian Brody se prépara longuement à jouer du piano pendant plusieurs mois avant et pendant tout le tournage du film.

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